La prêle : un véritable fossile vivant aux multiples vertus

La prêle : un véritable fossile vivant aux multiples vertus

Autrefois très populaire parmi les plantes utilisées pour leurs propriétés thérapeutiques, la prêle des champs est devenue d’un usage plus anecdotique. Aujourd’hui, elle est parfois proposée comme diurétique lors d’infections urinaires ou de régimes amincissants, et pour renforcer les os, les tendons, les cheveux et les ongles.

Origine et usages de la prêle des champs

La prêle des champs (Equisetum arvense, également appelée « queue-de-cheval ») est un véritable fossile vivant : elle existe sur notre planète depuis l’ère primaire, il y a plus de 250 millions d’années ! La phytothérapie utilise les tiges qui ne servent pas à la reproduction (dites « tiges stériles » ou « parties aériennes stériles »), récoltées pendant l’été. La prêle des champs ne doit pas être confondue avec la prêle des marais (Equisetum palustre) qui est toxique.

Aujourd’hui, la prêle des champs est essentiellement proposée comme diurétique, pour favoriser l’élimination d’eau par les reins, et comme source de silice, pour stimuler la formation de collagène dans les os, les cartilages et les tendons. Elle est parfois présente dans les produits de phytothérapie destinés à faire perdre du poids en raison de son action diurétique.

Comment la prêle des champs agit-elle ?

Cette plante contient une quantité considérable de silice (acide silicique et silicates), des flavonoïdes comme le quercétol, des saponines (des savons naturels) et de la nicotine. La silice est impliquée dans le renouvellement des tissus conjonctifs (qui soutiennent les organes) et dans la fixation du calcium dans les os.

Comment utiliser la prêle des champs ?

Formes et dosage de la prêle des champs

La prêle des champs se présente sous la forme de plante séchée, de gélules contenant de la poudre de plante séchée ou d’extraits liquides. La plante séchée s’utilise en infusions (2 à 4 g de plante séchée pour 150 ml d’eau bouillante, trois à quatre fois par jour, dans les problèmes urinaires mineurs) ou en décoction (la solution refroidie est appliquée sur les plaies superficielles). La prise de prêle des champs dans le contexte des troubles urinaires mineurs doit être accompagnée de la consommation d’au moins deux litres d’eau par jour.

Contre-indications de la prêle des champs

Les personnes qui souffrent d’œdèmes dus à une maladie du cœur ou des reins doivent s’abstenir de prendre de la prêle des champs.

Effets indésirables et surdosage de la prêle des champs

Les effets indésirables de la prêle sont des problèmes digestifs mineurs, une dermatite séborrhéique (peau grasse et boutons), parfois une réaction allergique cutanée. Une consommation excessive et durable pourrait entraîner une carence en vitamine B1 (thiamine).

Interactions de la prêle des champs avec d’autres substances

En augmentant le volume des urines, la prêle des champs peut être à l’origine d’une perte excessive de potassium. Cet effet peut augmenter la toxicité des médicaments ou des plantes qui tendent également à faire diminuer le taux de potassium dans le sang (diurétiques, laxatifs irritants), ainsi que de certains médicaments des troubles du ryhtme cardiaque (digitaliques) ou des troubles bipolaires (lithium). La plus grande vigilance est de mise : n’hésitez pas à en parler avec votre médecin ou à votre pharmacien.

Prêle des champs, grossesse et allaitement

Compte tenu du manque d’information sur les effets de la prêle des champs pendant la grossesse et l’allaitement, ainsi que de la présence de nicotine dans cette plante, son usage est contre-indiqué chez les femmes enceintes et celles qui allaitent.

La prêle des champs chez les enfants

L’usage de la prêle des champs est déconseillé chez les enfants de moins de douze ans.

Source : Vidal

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